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Procès-verbal du jury Le 8 mars 1999 s'est réuni au Centre de Design de l'UQAM le jury ayant pour mission de désigner le projet et l'équipe lauréats du concours d'architecture franco-québécois [Opération Interface]. Ce jury était composé de :
Denis LEMIEUX, architecte au Ministère de la culture et des communications du Gouvernement de Québec, et Jean Beaudoin, directeur de l'Opération [ Interface] ont assistés aux délibérations à titre d'observateur. Le jury a procédé à l'examen des dix-sept propositions valablement reçues présentées anonymement, accompagnées des observations du comité technique. Après délibération et vote, le jury a désigné lauréate la proposition présentée sous le numéro 10 00 14, que la levée susbéquente de l'anonymat a permis d'attribuer à René-Luc DESJARDINS (designer-architecte), Régine LAFATA (designer) et Francis NOVAK (designer) (Montréal). Commentaires sur les projets Le thème et l'objet du concours ont conduit le jury à organiser son analyse des projets autour de l'évaluation des trois critères principaux qu'étaient la qualité formelle et architecturale des projets, leur capacité à proposer une mise en scène innovante d'un espace complexe entre réel et virtuel, ainsi que l'utilisation du potentiel offert par les techniques du multimédia. Le jury a unanimement salué la qualité générale des propositions, d'autant plus remarquable que le sujet, tout à fait spécifique, invitait les candidats à s'engager sur un terrain inhabituel en matière de concours d'architecture. Le jury, à l'issue de ses délibérations, a désigné une équipe lauréate, mais, au regard de l'ensemble des projets, n'a pas souhaité attribuer de mentions. Ceci ne signifie pas que la qualité des projets était insuffisante : cette position vise au contraire à ne pas vouloir établir de hiérarchie entre des propositions qui, même si elles sont manifestement inégales, participent toutes d'une recherche exploratoire en architecture et apportent une contribution collective à un discours global. Pour autant, le jury a tenu à rendre publics les commentaires suivants, permettant aux concurrents et au public de l'exposition au Centre de design de l'UQAM à Montréal ou sur le site web dédié de retrouver la trace de ses débats. |
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| 10 00 02 Robert Elfer,architecte Tom Verebes, architecte Anne Laure Gimenez, architecte Thomas Knuvener consultants: Julie Bellemare, traduction Le jury a noté la forme séduisante du projet et a trouvé
très intéressante lidée dassocier dans un même espace lobjet réel,
la projection de lobjet placé dans lautre ville et son image internet. Par
contre, les images projetées semblent mal reliées à lidée de
lobjet-sculpture, et la localisation des appareils de projection nest pas
intégrée. |
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| 10 00 03 Patrice Gardera France Le projet intègre parfaitement lensemble des données du programme ; le jury a en particulier apprécié la résolution de linteractivité, lutilisation dinternet, le potentiel de mise en relation des deux sites et de "mise en abîme". Pour autant, lensemble donne le sentiment dun objet fini, conçu sans prise en compte réelle des lieux dans lesquels il doit être installé, en particulier à Paris.
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| 10 00 04 Frédéric Clapette Québec Lidée générale du projet est séduisante, et le discours cohérent laisse imaginer une proposition riche aux effets spectaculaires. Le jury a cependant trouvé que celle-ci était desservie par une présentation rendant sa lecture difficile et confuse, qui napporte pas suffisamment dinformations, avec en particulier un passage insatisfaisant entre les idées du texte et leur mise en forme correspondante.
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| 10 00 05 Vincent Wattier, architecte Arnaud Déchelle,architecte et scénographe Jonathan Clarke, architecte Minako Kurachi, scénographe France Ce projet a le mérite de tenter de traiter toutes les composantes du programme. Chaque élément semble bien fonctionner individuellement, mais lensemble forme une collection dobjets disparates ne reflétant pas, aux yeux du jury, une cohérence suffisante.
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| 10 00 07 Charles Gignoux France Lintense matérialité du projet, le remplissage de lespace par de nombreux volumes, viennent en contrepoint de limmatérialité de limage multimédia. Le jury a été sensible à la démarche poétique, mais lensemble apparaît comme une surenchère successive et confuse de représentations littérales.
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| 10 00 08 Claude de Passillé Vincent
Laplante
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| 10 00 09 Benoit Dupuis, architecte André Préfontaine Jean-Claude Desjardins Québec La proposition témoigne dune bonne maîtrise du sujet. La présentation est claire, le noyau central du projet, très étudié, semble se suffire à lui-même. Le jury a regretté la forme de présentation des photographies, trop rigide et un peu conventionnelle, ainsi que les "annexes" à la pièce centrale, moins étudiées, et qui affaiblissent la clarté du propos.
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| 10 00 10 Croft et Pelletier, architecte Marie-Chantal Croft, architecte Eric Pelletier, architecte Cédéanne Simard, stagiaire en architecture Québec Linstallation, qui joue sur lopposition entre matérialité et immatérialité a été appréciée en ce quelle cherche à donner une présence et une épaisseur à limage virtuelle, à une condition éphémère. La technique est bien intégrée au projet, cependant la réponse a été jugée trop rigide et trop statique.
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| 10 00 12 Philippe Lupien, architecte Marc Blouin, architecte Jean Louis Léger, maquettiste Bernard Bélanger, graphiste Québec Le jury a trouvé très intéressante la proposition théorique, la prise de position clairement exprimée par lefficacité du texte et de lexpression graphique. Cette proposition est perçue comme une réponse critique qui pose de façon pertinente le sujet du mariage de larchitecture et de limmatérialité. Cependant, la mise en espace proposée demeure en deçà de la position critique affirmée.
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| 10 00 13 Philippe Soulignac, architecte Philippe Vernoux, architecte France Lampleur du geste et les intentions plastiques ont été appréciées par le jury. La présentation des images, ainsi que la résolution technique, ne sont pas maîtrisées à la mesure des intentions.
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| 10 00 14 Lauréat René-Luc Desjardins Régine Lafata Francis Novak Québec Moins quun objet plastique fini, cette proposition offre une stratégie doccupation des lieux déployée en cohérence sur les deux sites. Le projet tente une fusion entre limage photographique et larchitecture par la surimpression de la projection sur un volume construit. La réponse est ressentie comme un outil de communication efficace par son aspect ludique et séduisant, pour autant, le jury attend du développement ultérieur de ce projet du passage de lesquisse à lobjet dans lensemble de ses dimensions plastiques et techniques une maîtrise à même de ne pas en contredire lesprit.
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| 10 00 20 Denis Brillet, architecte Pierre Vaché, infographiste Aurélie Cotillard, étudiante J.-B. Frenove, architecte France Les qualités qui ont suscité lattention du jury sont lesprit métaphorique des structures présentées et ainsi que la capacité qu'elles développent à intégrer physiquement le visiteur. Cependant, la résolution spatiale et technique du projet est apparue confuse et trop peu documentée.
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| 10 00 30 Hans-Frederick Brown Bruno Braën Massimo Guererra Marie-Claude Leclaires Québec Ce projet est lun des seuls qui intègre le concept de la page web. Pour autant, l'objet central, à la plastique forte mais qui propose une seule perception individuelle, est dissocié des autres éléments proposés, et la cohérence du tout n'apparaît pas de façon tout à fait cohérente.
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| 10 00 32 Hélène Lamontagne, architecte Maryse Lefebvre, étudiante, UdeM Lorraine Ménard, étudiante, UdeM Québec Ce projet développe une recherche dynamique évidente avec le croisement daxes réels et virtuels. Pour autant, la représentation métaphorique du virtuel apparaît conventionnelle et peu aboutie, et la disposition retenue, si elle semble bien fonctionner spatialement au Centre Canadien d'Architecture, n'offre pas les mêmes certitudes sur le lieu parisien.
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| 10 00 33 Henri Cleinge,architecte Kimberley Chen See Québec/Ontario Les espaces sont ici
occupés par la répétition déléments identiques, une forme de
"contamination" qui tranche avec lesprit de certaines autres propositions
plus centrées sur un objet plastique global. Des failles ou des contradictions
apparaissent cependant dans le discours, la représentation de la technique mise à nu va
à contre-courant de son évolution actuelle. |
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| 10 00 34 Marc Caron Delphine Clémenson Québec/France Le jury a relevé lidée de ville impalpable, de ville invisible perceptible uniquement par la technique. Ce projet est le seul à faire appel au mouvement réel, qui offre un potentiel deffets intéressant quant à la mise en parallèle dimages, quil sagisse celles des villes ou des reflets croisés des visiteurs à Montréal et Paris. Pour autant, le design de lobjet lui-même est apparu lourd, sa résolution plastique techniciste desservant un propos par ailleurs articulé.
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| 10 00 35 Duchesne @ Fish, architectes Pierre Soucy, architecte Il est apparu que la mise en espace est parfois malhabile, elle fonctionne en particulier mal à Paris, où elle est bloquée par la configuration et léchelle réelles des lieux. |
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