sest formée en 1987
à loccasion du concours Chaussegros-de-Léry. Ce nom traduit notre intérêt pour
la ville dans toutes ses manifestations et le slogan dont nous nous sommes doté «Make architecture a public policy»
souligne notre intérêt pour la dimension publique de l'architecture. Nous sommes tous
actifs aux plans de la recherche et de lenseignement, et collaborons régulièrement
avec dautres architectes, architectes de paysage et groupes communautaires.
Plusieurs prix et publications ainsi que de nombreuses invitations à présenter nos
projets et à les exposer témoignent de la reconnaissance de notre contribution au
dynamisme de l'architecture québécoise.
Le concours constitue le véhicule
principal
de notre production. Il nous a permis de travailler à des commandes autrement
inaccessibles. De plus, les concours mettent en relief le travail de conception et
lorsquils sont diffusés alimentent les trop rares discussions publiques sur
larchitecture.
Notre travail combine la recherche de thèmes pertinents
et percutants à lusage inventif de matériaux et
dassemblages. Les projets sont structurés selon une forte
approche conceptuelle fondée sur linterprétation du programme et du site. La
notion despace public et limportance de la «promenade architecturale», qui
révèle les rapports que les éléments programmatiques entretiennent entre eux et ceux
quils établissent avec leur environnement, sont au coeur de nos préoccupations.
Chaque projet est loccasion de créer un milieu de vie stimulant et sensuel par le
biais de moyens simples qui sont: couleur,
volume, matériaux et structure.
Un collectif
pour le Prix de Rome
Lidée de latelier
(lénergie quil génère, la diversité des points de vue) est à
lorigine de la formation du groupe. Latelier est aussi une forme de critique
de la traditionnelle notion dauteur. Dans dautres disciplines, la légitimité
du travail de collectifs est reconnue, celle de General
Idea na, par exemple, pas été mise en doute. Par ailleurs, les
travaux de lAtelier Big City sont reconnus, ont déjà été primés et exposés.
Nous croyons que notre travail est celui dun groupe actif, et que son
développement profite déchanges, de discussions: léquipe
est lauteur. Nous présentons notre candidature pour
lobtention du Prix de Rome avec lintention de poursuivre ce type de travail.
Nous croyons que lattribution du prix à un groupe nest pas seulement
légitime mais quelle pourrait contribuer à redéfinir le Prix de Rome et à faire
évoluer son rôle au sein de la communauté architecturale.
Faire le plein
Après dix années de projets,
ponctuées denseignement, de recherche, de publication et de diverses autres
implications, le Prix de Rome nous donnerait le temps de faire le point dans un autre
contexte. À Rome et à partir de Rome, mais toujours en lien avec Montréal, nous voulons
développer notre travail, lenrichir, étendre notre champs daction et
établir de nouveaux liens avec lEurope. Des expériences passées (étude et
enseignement) à létranger ont eu un impact positif sur notre façon daborder
larchitecture.
Nous proposons donc doccuper concurremment et individuellement latelier de
Rome. Nous voulons nous impliquer au niveau de lenseignement, mais sutout participer
à des concours et projets et aborder la pratique de
larchitecture dans un contexte européen.
Un projet en cours
Le potentiel quoffre la structure de notre atelier permet denvisager une
nouvelle façon daborder le Prix de Rome: La présence simultanée et continue
dun projet en cours à Rome et à Montréal;
la disponibilité du travail en cours (la communication dune ville à lautre
force la présentation continue du travail que ce soit sous forme déchanges
numériques ou autres et peut alimenter dautres formes de communication, articles,
discussions, expositions). Le Prix de Rome peut être envisagé sous la forme dun
«work in progress», un dialogue flexible présenté à divers moments du projet.
Village global
Lidée dexploiter ou déprouver les limites du village global devient
alors un sous-texte de la proposition: le dialogue et la distance
articulent une nouvelle expérience du
Prix de Rome.
Une mission culturelle
Outre, léchange Rome-Montréal qui re-situerait le travail de latelier,
une présence outre-Atlantique nous permettrait de prendre part directement aux activités
de la scène architecturale européenne et cela à deux niveaux, soit par le biais de
participations à des colloques, conférences, jurys et autres et par lélaboration
de projets de concours locaux ou internationaux. Le Prix de Rome serait donc une mission
culturelle ne relevant pas du seul ressourcement académique, mais bien davantage
dune certaine agressivité culturelle et économique
envers le contexte italien et européen: un projet.
Le Prix de Rome serait donc, pour nous, un évènement multiple, loccasion de
faire le point sur notre travail et de développer de nouveaux outils, de tester nos
moyens daction et notre rôle social, déprouver lélasticité de la
structure de latelier (celle dun atelier virtuel) et, surtout, loccasion
de continuer à élaborer des projets dans un nouveau contexte: le projet est le mode dexpression que nous privilégions, le
concours en est le principal véhicule.